jeudi 14 octobre 2010

Manif 22 mai, les dessous des cartes, ou ma vérité a moi. (Partie 3)

Avant-propos :

L’avant propos de la partie précédente s’applique également a cette partie ainsi qu’aux éventuelles parties suivantes.

Le dépôt, un Mortal Kombat, choose your destiney : round 1, fight !

Ce qui va suivre, la plus part des gens le connaissent déjà, ca été résumé en vidéo, je pense que ceux qui attendent des insolites, des détails, des noms, doivent encore attendre, les dessous des cartes, les révélations commencent, le 23 mai. Mais comme j’ai déjà précisé, ceci n’est pas une chronique, ou un documentaire, il n’est pas fait ni pour plaire, ni pour régler des comptes, il n’exprime que ma vision des choses lorsque les événements se sont passés.

Pour répondre a plusieurs messages qui me sont parvenus en privé, oui, je vais continuer, je raconterais tout, et je m’arrêterais a la date du 12/10 ou j’ai décidé de commencer à écrire en expliquant pourquoi je l’ai fait, et pourquoi en ce moment.

Je prendrais même la liberté après, d’expliquer ma synthèse, mes attentes, les projets futurs.

Des amis, des membres du groupe, des concernés, ont déjà attire mon attention sur plusieurs imprécisions, j’ai oublié une personne dans un tel meeting, j’ai donné moins d’importance a un événement ou plus d’importance a un détail, mais heureusement, que j’ai bien précisé que c’est un travail d’émotion de sentiment, pas un travail académique, et qui n’engage que moi, donc je peux me permettre de ne pas être trop précis et les corrections, w « jabden el wethnin » sont toujours les bienvenus en privé ou en public :D

Donc pour reprendre la ou j’étais dans la partie 2, vendredi 14 mai, était une longue nuit, j’étais tout excité, fier de moi, je me sentais important, je n’irais pas au point que je me sentais en train d’écrire l’histoire, mais presque, c’était mon moyen de « me la peter » pour trouver la force. J’ai dormi a 4h du matin, j’ai fait un rêve cette nuit, non, pas un cauchemar, un rêve ordinaire, je me voyais a la cantine du lycée quand j’avais 13 ans, manger du « bousa3 ».

Je me réveille tôt, je prends mon café, une dizaine de cigarettes, l’un après l’autre, un deuxième café, je prends un taxi, et je suis à Nasr.

J’appelle Slim, il est encore chez lui, il m’indique un café populaire (je suis fiché dans tout les cafés de Nasr, j’exige toujours un ver d’eau du robinet, j’achète jamais de l’eau en bouteille, je prends jamais de gâteau avec le café, je laisse jamais de pourboire, et je gueule, je réclame a haute voix, et je connais quelques textes de loi relatifs a la vente forcée).

Je prends un 3emme café, slim arrive, souriant en plus, cool, décontracté, on dirait qu’on va faire un piquenique ! Il réussit à me passer sa bonne humeur, il a déjà imprimé la demande, on la relit, on signe, en deux exemplaires, maladroit comme je l’ai toujours été, c’était plus qu’attendu, voila du café sur le formulaire, on ne gueule pas, on en rit, et on fait 2 autres :D

Slim ne fume pas, mais il est toujours d’accord pour un cristou :D il a fumé une ou deux cigarettes, on est partie vers la 4L et on descend vers le centre ville.

Je me rappelle pas qu’on a trop discuté de ce qu’on allait faire, ou qu’on a préparé un speech, un scenario, si sinon digne de deux informaticiens, non, on n’a pas beaucoup parlé, et on n’a pas trop parlé de ce qu’on allait faire.

On arrive, on met la 4L au parking, juste derrière le ministère de l’intérieur, y’avait mosaïque FM dans les hauts parleurs, il était 10h ou 11h du matin.

En sortant, je rencontre le RH de la boite ou je travaillais, je lui montre le texte de la demande, et il me dit : oui oui, je suis au courant, c’est pour cette histoire de big trap boy ? On ne t’attend pas lundi alors ?

A la sortie du parking, on trouve MBL, anxieux, montrant une peur plus que nous, visage pale et pas l’ombre d’un sourire, en le laissant et se dirigeant vers le ministère, on pouvait a la limite voir sur son visage « merde, je vais plus vous revoir ».

On avance vers la gueule du loup, on ne sait pas ou aller, on avance vers la grande porte, celle du ministre, sur avenue Habib Bourguiba, deux policiers armés nous interpellent, étonnés, ou vous allez ? Au ministère ? C’est à coté, l’autre porte.

Et la, j’ai une merveilleuse idée, pourquoi on ne vendrait pas la peur en canettes, putain, c’est magique cette sensation, aussi paradoxal que ca puisse paraitre, la peur donne du courage, de l’audace, de la grande gueule, de la force mentale face a l’intimidation, pour la première fois depuis 2 jours, je n’ai plus peur, le pique était juste avant de traverser la rue direction le ministère, après, plus rien ! Au contraire, de la confiance en soi, de la détermination, il semble que la peur transforme les couilles en des couilles d’aciers.

On arrive devant cette porte, je vois Slim trop sérieux pour la première fois, un sous officier nous demande ce qu’on voulait, on lui répond qu’on veut organiser une manifestation, on avait à le répéter une deuxième fois, il nous demande, qui sommes nous, quel parti, on répond aucun, un regard très bizarre nous dévisage : mais c’est quoi ces cons !. Il demande pourquoi, slim essaye de lui expliquer encore, et son regard dis de plus en plus : mais c’est quoi ces bordel de cons ! On lui donne notre document de déclaration, il demande nos CIN.

Un officier, un jeune lieutenant, s’approche, demande ce qui se passe, le sous officier lui explique, mais c’était clair qu’il n’a rien compris, l’officier prend la demande, nos CIN et nous demande de le suivre.

Une autre porte, juste à cote, une petite salle, on s’installe, on attend, et j’ai pressenti que l’attente sera longue.

Y’avait pas grand monde dans la salle, y’avait une fille voilée qui pleurait toutes les larmes de son corps, un monsieur la cinquantaine qui regardait dans le vide.

Je n’avais plus de cigarettes, je laisse slim dans la salle, je lui demande de me biper si on nous appelle, 2 rue plus loin, je m’achète 3 paquets de cristal et une bouteille d’eau.

Je reviens, je suis debout devant la salle ou il y’a slim, je fume, une cigarette, deux, je reviens a coté de lui, il boit de l’eau, encore une cigarette.

Un monsieur , la 40, 45 ans, chauve, grosses lunettes, grosse moustaches, nous demande ce qu’on voulait, ayant déjà l’expérience du premier sous officier, on est bref, il nous lance une blague (on n’était pas vraiment d’humeur à rire), et s’exclame qu’on a censuré quoi que ce soit, et nous laisse tranquilles.

L’officier reviens, il nous appelle, on est dans la rue, nous rend nos CIN et notre demande, et nous informe que ca sera pas possible de déposer cette demande au ministère.

Et la, une chose extraordinaire arrive, au moment ou n’importe qui d’autre (enfin je suppose) aurait rebroussé chemin, nous on a tenu bon, on a refusé de nous aller, on a demandé et insisté, a la limite de l’insolence, qu’on nous montre le bureau d’ordre, c’est notre droit.

Ni mes arguments : « si la déclaration ne se fait pas ici, tan pi, on la dépose quand même, on prend une décharge, et le ministère pourras nous répondre officiellement, que c’est pas à chez eux que le dépôts se fait et nous oriente »

Ni les éclaircissements de slim : « ce n’est pas a vous de juger si c’est ici ou pas, c’est un document qu’un citoyen présente, vous êtes dans l’obligation de le prendre »

Ont réussis a débloquer la situation.

Nos questions : « alors on dépose ou, si c’est pas ici » sont restés sans réponses

Et la j’ai senti que l’officier était vraiment sincère, il n’en savait rien !! Il a laisse sortir, un petit peut être au gouvernorat.

Mais On insiste tellement, encore et encore, il s’éclipse de nouveau, et deux gars en civil, costume cravate, badge bien sure, mais on ne voit pas le nom, on voit juste le fil au coup, la partie qui normalement doit être visible, comme le stipule la loi, avec nom prénom service, on peut toujours rêver, je suppose qu’elle n’est pas visible pour des raisons de sécurité, bien évidement !

Ces deux gars, se présentent en étant LE bureau d’ordre du ministère, ils sont descendus pour nous voir.

Et comme c’était eux le bureau d’ordre (non non, ce n’est pas une institution, un service, en Tunisie le bureau d’ordre c’est en chair et en Os) ils refusent de prendre notre demande, encore mois de donner une décharge, et je retrouve le regard : mes bordel, quels cons !!!

Le ton monte, on menace de revenir avec un huissier de justice pour constater leur refus de nous recevoir, ils s’en foutaient royalement, a la limite c’était le sourire a peine caché : vas y naïfs, bonne chance, manquais que le lol !

Je demande, alors, qui êtes vous, votre nom/prénom, je vais porter plainte, écrire a votre ministre, et la ca prend une autre tournure, le ton monte, les expressions de visage changent, ils m’ignorent complètement, mais y’avait de l’électricité dans l’air. Plusieurs dizaines de milliers de volts.

Ils nous laissent devant la porte, et reviennent au ministère.

On était au point mort. Très mort même !

On allume deux cigarette, on ne sait pas quoi faire.

On appelle Amira a Paris, on prend le numéro de son père, si Mokhtar, en espérant qu’il nous aide, il était juge, il connais les lois et les procédures.

On raconte aussi bien que mal, ce qui s’est passé a MBL, si Mokhtar arrive. On lui raconte tout.

Je me rappelle que ma main a beaucoup tremblé en le saluant la première fois, je ne l’ai jamais vu avant, j’ai juste lu son histoire une fois, un jour.

Entre discutions, et en passant devant le ministère de l’intérieur, il me dit, parmi d’autre chose, qu’il souhaite un jour que le sous sol de ce ministère se transforme en musé, c’est la ou on empêchait l’histoire de la Tunisie de se faire. Ce mot a raisonné dans ma tête, beaucoup raisonné.

Il nous propose d’aller a « idara el 3ama lel amn el watani » le temps court, c’est samedi, tout ferme tôt, mais j’ai insiste pour boire un café, j’ai retardé le groupe, j’avais besoin de caféine.

On cherche cette « idara », on la trouve, on arrive, si Mokhtar part.

On entre, plus confiants cette fois, on trouve un agent, il nous fait attendre, on lui explique vite fait, il passe un coup de fil (le fameux « jewni zouz awled wela chneya, y7ebou mouthahra wela ndra chneya »), il nous répond : NON.

On essaye avec lui, mais sans succès.

On sort, on retrouve si Mokhtar, on discute.

A ce moment la, j’ai un trou de mémoire, je me rappelle qu’on est allé une deuxième fois a cette idara, es ce que c’était tout de suite après, ou après le gouvernorat, ou lundi. Mais une chose est sure, on y est revenu, et on a eu le même résultat : RIEN.

On décide de tenter le coup avec le gouvernorat, le temps presse, on est samedi.

Je me rappelle que pour le gouvernorat hana trabelsi était la, es ce qu’elle était la depuis le début ? après ? je ne sais pas, je sais plus.

Je me rappelle aussi que si Mokhtar n’était pas avec nous pour le gouvernorat, c’est très flou dans ma tête cette « heure ».

On arrive rue de Rome, on entre, on trouve chewech, on demande le bureau d’ordre, il demande lequel, y’en a deux, on lui explique, et on découvre un nouveau regard : mais merrrddddde pourquoi moi. !?

Comme tout fonctionnaire tunisien qui se respecte, il passe un coup de fil, et la réponse du bureau d’ordre ne se fait pas tarder : merde merde merde, ne les laisse pas monterrrrrrr.

Et la, on n’a pas fait dans la diplomatie, on a crié, exigé, fait le maximum de bruit qu’on pouvait, on était menaçants, « on apportera un huissier de justice pour constater que TU veux pas nous recevoir » , « dois-je apporter la camera de ‘el ha9 m3ak’ pour accéder a un service public » , « t’es la pour me servir, t’es payé par mes impôts, pas pour me dire quoi faire », le fait d’être dans la gueule du loup et en sortir indemne, nous a donne une énorme confiance en soi.

On a demandé de parler directement au bureau d’ordre, il les appelle, ils refusent de nous recevoir, ni de nous parler au téléphone, il appelle le responsable des dossiers politiques dans le gouvernorat, si Zied, il ne le trouve pas, apparemment « fsa3 ».

Et j’étais devant un exemple parfait de l’institution qui démissionne, personne, personne dans le gouvernorat de TUNIS capitale, était capable d’apporter une réponse, de recevoir deux jeunes, qui ont un papier à remettre.

J’étais en rage, Slim plus calme.

On refusait de partir, a un certain moment, le « chewech » m’a fait pitié, il était tout pale, très paniqué, on dirait qu’il n’a jamais fait un truc pareil, et ne voulez surtout pas assumer une responsabilité en nous acceptant, ou en nous refoulant. Et la, le gouverneur et un très haut fonctionnaire du gouvernorat passent a l’accueil, pour rentrer ou ils ont entendu le bruit qu’on s’est pas gêné de faire.

Il demande qu’es ce qui se passe, on lui explique, mais on y arrive pas correctement, on l’a tellement expliqué aujourd’hui qu’on ne trouve plus les mots. On lui tend notre demande, il la survole des yeux, nous la rend, et nous dis que ce n’est pas ici, que c’est a « idara el 3ama lel amn el watani », le plus soulagé, était le « chewech » : vous avez entendu monsieur le gouverneur.

On essaye de grogner, mais le gouverneur était déjà parti.

On sort.

J’avais faim, très faim, mais pas de temps pour ce genre de « luxes ».

On discute, on parle, on décide.

Juste à cote du gouvernorat, y’avait la poste, ou peut être on l’a fait après avoir pris un nieme café ? qu’importe !

On y va, et on envoie notre demande en courrier enregistré et recommandé et accusé de réception et tout, le plus cher quoi, simultanément aux messieurs le gouverneur de Tunis, monsieur le ministre de l’intérieur, et monsieur le directeur de « idara el 3amma lel amn el watani », on prend soin de photographier nos lettres, nos accusés.

Et c’est fini ? Non, pas du tout, ce n’est une longue longue longue journée.

On prend un café, si Mokhtar était la, y’avait le groupe, beaucoup de têtes, je me rappelle pas

On a bu un café, j’en ai pris 2 moi, et on discutait de « et la suite » ?

Je m’attendais à voir un policier a mes trousses, d’être encerclé, photographié, je le souhaitais au fond de moi, cela voudra dire que je suis important. J’en ai pas vu, et pris dans un élan de romantisme, et de paranoïa, j’étais très d’accord que les deux messieurs bizarres assis pas loin de nous, étaient des flics en civile, ils l’étaient peut être, peut être pas, sur le champ, j’en étais sur, mais un autre incident, 4 jours plus tard, me montrera que les flics sont plus pros que ca.

Il était clair, qu’il faut une deuxième « round », si Mokhtar nous indique le seul huissier de justice capable de nous accompagner au ministère. On prend note. Mais lundi je travaille, quelqu’un d’autre signera a ma place, non, je n’abandonne pas mon « bebe », je téléphone au chef de mon chef, je lui raconte des salades, j’ai ma mâtiné du lundi.

Il faut dire qu’on avait ni plan, ni stratégie, ni rien, on avait que de la bonne volonté, au fil des discutions, un monsieur, qui fait plus de 100kg arrive, tout le monde le salut, lui rit au visage, on me présente, mais je m’en foutais royalement, on parle de notre projet, il est très enthousiaste, il propose même d’aller deux pas vers je ne sais pas quel journal et revenir avec les textes des lois exactes.

Il le fait, des qu’il part, tout le monde me dis que c’est un « sabeb b awra9ou » un indic, qui travaille avec la police, et qu’il faut faire attention ! Cette hypocrisie me fait un électro choc ! Mais pourquoi lui parler alors, et de toute façon, je n’ai pas un plan secret, j’ai rien a cacher, je ne fais pas de double jeu, il ne dira pas a la police plus qu’elle ne sait déjà.

On discute encore, et comme ca, sans préméditation, on décide d’écrire à la presse.

On écrit un texte, ou plutôt un texte s’écrit, j’ai changé tellement de mots, en évitant « on a décidé : 9ararna, on s’est rassemble : tajam3na, et tout les mots qu’on peut facilement détourner si on le veut nous accuser de « takwin 3issaba » association de mal faiseurs.)

Hana tape le texte sur son pc, on cherche ou l’imprimer.

Une fois chez l’imprimeur, j’ai eu une soudaine envie, mais alors la très très très forte de me soulager, et j’ai fait la « ********* » (pipi bel 3arbi) la plus longue et la plus délicieuse de mon existence, le mot se soulager, avait finalement un sens.

Chose faite, tout le monde rentre, ne reste que moi et slim.

Je cherche un vendeur de journaux, j’achète tout, tout journal / magazine qu’il avait, je lui demande même de chercher dans son stock, d’anciens journaux qui sortait pas ce jour la. Y’en avait une tonne. On cherche ou on peut envoyer des faxe, on trouve, on prend un coin, et un a un, on a copie les numéros de fax, on a discriminé personne, même les journaux papier cul (el 7adath, kol ness), même les journaux du RCD, de l’opposition, y’en avait une trentaine au moins, heureusement on a su négocier avec les fax-man, pour un prix.

On a envoyé nos faxes, ca a pris un temps fou, on savait que presque personne ne vas le publier, mais on gardait les accusés , pour – a notre manière- mettre le système face a son paradoxe, ces journaux qui disent qu’ils sont libres, que la liberté d’expression est un fait, qu’ils sont a l’écoute de la jeunesse bla bla bla, on voulait leur montrer, que ils mentent ! Tout le monde le savait, ce n’est pas une nouvelle, mais maintenant on avait des accusés de réception de fax qui le prouve.

C’est fait, on va manger, même pas, on prend des trucs à emporter, on mange dans la rue.

Arrivée au parking, on paye, et la slim propose de raconter ce qui s’est passé.

C’était pas prévu, pas a ce que je sache en tout cas, on n’a pas préparé un speech, y’avait pas de plan, on n’a pas fait de simulation, ou d’un « seh seh test test alllooo 1 2 3 » non, ca ‘est juste passé.

On a filmé.

,Dans la voiture je lui ai juste demandé de passer un extrait, pour voir si c’est bien cadré, et si oui ou non on entend ce qu’on dit, les 5 premières secondes ont suffit.

Il appelle montassar jdidi, sans savoir que monta était un camarade de classe en école d’ingénieurs, on pense aller boire quelques bière, la fameuse bahja.

Après des hésitations, on se retrouve fi avenue de la liberté, dans le cercle italien, a boire de la bière, avec des gens que j ai entendu parler mais jamais vu, le créateur de « sayeb sale7 », l’artiste de « zinga map », on était chab3a thkoura. (Une dizaine pour tout)

J’étais fatigué, stressé, tête dans le brouillard, il aurait suffit qu’un de ceux qui sont entré dise « : el 7noucha eli louta, teb3in chkoun » pour que la paranoïa reprend.

Slim parle de la vidéo a Montassar, qui demande de la voir, slim la lui montre, il dit que c’est bien. Il n’a rien dis d’autre.

Je me rappelle que je suis rentré chez moi, slim m’a ramené, ou m’a ramené a mi chemin et puis j’ai pris un taxi. Mais j’ai passé la nuit chez moi, je me suis connecte, j’ai parcouru, sans grande concentration les posts du groupe google, et je me suis endormi, très profondément, comme un bébé. La semaine va être longue… très très très longue.