mardi 27 décembre 2011

Méritons nous TuneZine? non, mais on peut essayer!

Je ne vais pas parler de qui est Zouhayer Yahyaoui.

Tous, nous devons quelque chose à Zouhayer Yahyaoui, absolument tous, sans lui, l'internet politique, les jeunes qui bloguent pour la liberté, le Facebook politique, le rôle d'internet dans la révolution tunisienne, et le printemps arabe qui est en train de changer le monde à tout jamais, ne seraient pas pareils, peut être ne seraient jamais... donc.. Tout le monde on doit tous quelque chose à ce héro, à ce martyr, a ce pionnier.

Ce billet ne sera pas dans la dentelle, mais plutôt sans diplomatie, sans gants.

On est un peuple ingrat, on l'a toujours été, on oublie nos héros, no martyrs, no symboles.

Je ne sais pas si c'est génétique, ou parce que leur courage nous rappelle que nous sommes lâches, leur effort nous rappelle que nous sommes paresseux et leur mérite nous rappelle, qu'on est rien, nous commun des mortels... ou peut être, sommes nous un peuple d'envieux, de jaloux, qui envie même la gloire à ceux qui ont donné leur vie, pour nous, pour notre liberté.

Il n'est pas du ressort de ce billet d'analyser pourquoi sommes nous ingrats, mais juste de le rappeler (demandez aux fellagas, en passant par les martyrs de Bizerte, des yousséfistes, des perspectivistes, des islamistes, des martyrs et blessés de la révolution, ils vous le confirmeront).

Moi, oui, moi, le p’tit "je" que je suis, est internaute, blogueur, cyber-activiste, et je dois tout, à Zouhayer Yahyaoui.

Le 15 Janvier, j'étais à Bruxelles, Ben Ali venait de partir, j'avais appelé à une manifestation pour soutenir Slim & Azyz, cette manifestation s'est transformée en célébration, et ce jour là, je suis sorti avec pas la photo de Bouazizi, mais celle de Zouhayer.



Depuis ce jour j'ai décidé de militer, pour que Zouhayer aie la reconnaissance qu'il mérite, et que le 13/03, date de sa mort devienne la Journée INTERNATIONALE de la liberté d'internet.

Comme beaucoup ont pensé que j'ai participé à cette révolution (ils se trompent, mais bon), j'étais invité à des colloques, à des médias, principalement étrangers (ça aurait été plus, si je disais "chers occidentaux, venez nous sauver des barbus", ou si j'aurais été un lèche cul de Fares & Marouen Mabrouk, pistonné par Freedom House, mais on s'en fout, c'est pas le but de ce billet), et à chaque fois, je parlais de Zouhayer, et de cette journée internationale.

Est-ce que j’écris un billet pour me vanter que je parle de Zouhayer? Non pas du tout, mais pour demander de l'aide.

Dans le dernier colloque où j'étais invité, y'avait des représentants de l'ONU.


J'ai encore parlé de Zouhayer, et du 13 Mars. Cette fois, ça a fini par payer. Ils ont inscrit la proposition, j'ai eu deux réunions privées avec de très hauts responsables de l'ONU, et j'ai eu une promesse : d'inscrire cette proposition dans les réunions préliminaires des travaux de l'ONU.

Ils m'ont expliqué que c'est difficile, pas simple et compliqué, et qu'il faut que la Tunisie le demande officiellement, et que les médias, associations fassent échos de cette proposition.

J'ai fait le premier pas, j'ai envoyé aujourd'hui 3 lettres, une au président de la république, une pour le premier ministre, et la dernière au président de la constituante, expliquant la démarche, et leur demandant de faire un effort, de commencer par décréter le 13 Mars une journée nationale de la liberté d'internet, et d'aider pour qu'on arrive à une reconnaissance mondiale pour Zouhayer.

Voici les lettres :










Si je l'ai fait, quel aide je demande?

Je pense que c'est une cause défendable, et que c'est le minimum à faire pour rendre hommage à Zouhayer.

Maintenant c'est à vous, si vous pensez que ça vaux la peine, qu'on peut ne pas être ingrat pour une fois, d'utiliser ses contacts, écrire au président, à son député, à son chef de parti, que son association y participe, que ses amis qu'on a dans les médias peuvent en parler, faire du bruit, ou même une photo, image sur son blog, n'hésitez pas!

C'est pas à moi de vous dire comment faire, Zouhayer ne m'appartient pas, ni le 13 Mars, celui qui veut y travailler, n'a pas besoin de permission ni de directives, et si ça n’intéresse personne, moi ça m’intéresse, et je continuerais à militer pour ça, tant que je respire.

Comme j'ai dit au début de ce billet, je ne vais pas faire dans la dentelle.

Je sais que j'ai des ennemis, beaucoup d'ennemis, des jaloux (à un certain moment y'avait de quoi, je pense qu'il y'en a plus aujourd'hui), des personnes qui n'aiment pas que j'ose parler de Lina Ben Mheni, de Slim Amemou, ou du demi dieu Faress Mabrouk, des personnes qui n'aiment pas que je sois d'accords avec les islamistes des fois, des islamistes qui n'ont pas toléré que je critique leurs leaders et leur parti, etc etc etc.. Je sais comme tout tunisien qui se respecte, puisque ça vient de Yassine, on ne va pas se mobiliser, pire on va combattre, ne nous voilons pas la face.

Je vais dire deux mots aux faux culs, aux blogueurs et internautes à deux balles (dont je fais partie) : vous n'êtes rien, je ne suis rien, on n'est que des bulles de savon, certains ont menti, d'autres ont dit ce qu'on veut entendre, et d'autres les mabrouks ont servi, mais tout compte fait, cette guerre des stars, de reconnaissance n'est rien, y'a que Zouhayer qui mérite d'être cité, honoré, tout le reste est écume, donc je vous demande pour une fois, d'oublier votre orgueil, égo, et "ri9" à deux balles, vos différences, et de militer.. Pour la reconnaissance, pour le grand Zouhayer, le Martyr, le héro. Voila, c'est dit.