samedi 30 avril 2011

Un Pirate a l'horizon ? Affek et Mme Charchour.

comme tous les tunisiens, enfin je suppose, je m'intéresse a la scène politique tunisienne, j'essaye de comprendre, je me documente.

Un parti a attiré mon attention, Afek, ou Horizons, en Français.

Pourquoi celui la? es ce a cause de sa montée fulgurante? des moyens énormes dont il dispose, lui qui est né de la dernière pluie? de son discours, et son aspect "select' et "in" ? des publications faites par des gens pour les quels j'ai beaucoup de respect, qui ne disent que du bien de ce parti naissant? des attaques que subi une de ses fondatrices et promotrices, Mme Neila Charchour  Hchicha? ou peut etre un peu de tout ça..

Contrairement a mes attentes, la recherche n'était pas difficile, n'a pas pris beaucoup de temps ni beaucoup d'effort.

Ce que j'ai découvert sur MMe Charchour Hchicha, est , disant.. intéressant.

En fait:

·       56 ans
·        Fille de Mahmoud Charchour  homme de Bourguiba.
·        Son oncle maternel (خالها) est l’actuel gouverneur de la Banque centrale : Mustapha Kamel Nebli
·        Son frère s’est marié à la fille de Mohamed Sayah
·        Sa fille Sophie est mariée  a Mehdi ben abdallah,cousin germain de sakhr matri
·        Sa cousine est la femme de kamel ltaief



Sous Ben Ali :

·        Mme Neila  était  très copine de  Cyrine ben Ali.

·        Jusqu’à 2005, elle a soutenu Ben Ali et a publié un article dans Réalités pour appuyer sa candidature aux élections de 2004.

·        Elle a soutenu publiquement la politique de Bush fils en Irak

·        Elle a défendu aussi la torture de Zouhair yahyaoui (الله يرحو) fondateur de tunezine qui était en prison.

·        Elle était régulièrement reçue à l’ambassade américaine de Tunis. Elle voulait un poste d’ambassadeur à Washington où ses 2 enfants faisaient leurs études.

A partir de 2005 pour diverses  raisons, elle a commencé à contacter des opposants. Ben Ali lui a interdit de contacter ses filles (pas de beurre et d’argent du beurre). La police l’a menacé et depuis elle a disparu de la circulation.

 Elle se présente comme étant  architecte d'intérieur alors qu'elle est juste décoratrice.(bac+2 et non bac+5).

 Elle était très amie avec beaucoup d’hommes puissants comme Hedi Jilani

.Elle est actuellement membre du parti Afak que financent. Marwane mabrouk et Kamel ltaief .



Sur sa page Facebook, elle a fait paraitre un droit de réponse aux anonymes qui contient des incohérences, je me permet d'en épingler quelques exemples.


« Ma façon de faire m’avait permis à l’époque de m’exprimer librement en montant le ton crescendo sans subir de censure puisque je militais exclusivement dans le cadre du net pour rester dans la transparence ».

Dans ce qu’elle écrivait, il n’y avait aucune réflexion politique. Elle justifiait la torture. A Écrit un article à réalités en 2001 pour appuyer la candidature de Ben Ali.
son militantisme ? Elle écrit par exemple un article vide puis mets une phrase du genre « je suis pour une justice indépendante ». puis passe des mois à répéter : j’ai écris un article contre le pouvoir , c'est tout ce que j'ai trouvé, a moins que ces articles, ont disparu du net!


« Mon mari a été emprisonné, ma fille a été intimidée, mon fils n’est pas rentré pendant trois années, ma voiture a été volée par des gradés de la police au vu et au sus de tout le monde.  Le tout entouré d’un silence général….. »

Son mari est un homme d'affaires. Il a eu un redressement fiscal.Si il est innocent, qu’elle montre le détail du redressement fiscal. Elle a récupéré sa voiture des jours après. Pour ses enfants, s’ils étaient intimidés, qu’elle dit publiquement, c’était quoi cette intimidation ?


« Entre 2004, lors du SMSI, et 2006 j’avais atteint la liberté de ton que je voulais atteindre et j’avais pris la décision de quitter le net pour passer à la vitesse supérieure en m’exprimant sur les journaux internationaux, en participant à des conférences à l’étranger et en m’exprimant sur Al Jazeera pour dénoncer au grand jour les méthodes du pouvoir ».


Son oncle Mustapha Kamel nabli et Kamel ltaief ont réussi à lui trouver une invitation à une association aux USA qui soutenaient les néo-conservateurs et qui soutenait la guerre en Irak et la politique de Bush. Elle a été invitée, est passée à aljazeera.
La seule chose qu’elle a dit en 2005. Ben ali est un autocrate. C’est tout. Sinon tout le reste du style « je m’exprimais dans les journaux internationaux » j'en ai trouvé aucune trace, et pourtant, j'ai cherché. Qu’elle montre ses articles ?


sur sa page facebook :

Réponses de Neila Charchour Hachicha aux attaques des anonymes

par Neila Charchour Hachicha, mercredi 27 avril 2011, 16:31

Après vingt trois ans de dictature, c’est clair que le professionnalisme manque et que l’on maitrise mieux les pratiques de désinformation en usant de bribes d’information sorties de leur vrai contexte.
C’est ainsi, qu’en fouillant dans les archives de Google, une page d’anonymes sur Facebook a tenté sous le titre de« Premier scandale pour le Parti Afek Tounes » de semer le trouble et de jeter le discrédit sur un parti naissant en s’attaquant à mon historique politique sur des idées et des positions qui me sont propres.

Comme ils annoncent le premier scandale, à priori d'autres suivront et nous voilà de nouveau en plein dans les méthodes de la dictature !! Des fauteurs de trouble désinforment et petit à petit le silence s’installe et les portes de la dictature s’ouvrent de nouveau. Il est utile de rappeler que la dictature ne peut s’installer que lorsque le silence complice le lui permet.
C’est donc sur des écrits datant de 2003 que l’on m’attaque. Des écrits dont j’assume totalement le contenu et les commentaires qui y sont liés en les remettant toutefois dans leur vrai contexte de l’époque. En effet j’avais décidé de créer un Parti Libéral Méditerranéen dans l’esprit de participer à combler le dangereux vide politique grandissant qui commençait à s’installer.
Militer « seule » pour la démocratie sous Ben Ali nécessitait beaucoup de courage et autant de tact. Nous étions au lendemain d’un référendum qui lui avait permis d’amender la constitution pour briguer un nouveau mandat. Un amendement que toute l’opposition et la société civile réunies avaient été dans l’incapacité d’empêcher.
A l’époque l’opposition se proclamait de la gauche, du nationalisme arabe, du baâthisme et du marxisme. Je n’arrivais pas à m’y reconnaître puisque j’ai toujours été une libérale convaincue, ouverte au monde occidental tout en étant ancrée dans mon identité arabo musulmane. Une Bourguibiste qui croyait à la politique des étapes et du compromis lorsqu’on n’avait pas les moyens adéquats pour faire face à son adversaire.
En tant que libérale, je représentais de surcroit les professions libérales, autrement dit une catégorie de gens qui avait à perdre et ne s’impliquait pas facilement en politique. Le petit forgeron, comme le vendeur de produits ménagers ou le pharmacien du coin et même l’industriel, ne pouvaient se permettre le luxe d’un redressement fiscal au nom de la démocratie. Je m’étais donc inscrite par rapport au régime dans un esprit de continuité et dans une attitude de proposition plutôt que dans une attitude d’opposition frontale qui me semblait contreproductive. Tous les moyens d’amadouer le dictateur me semblaient bons à prendre.


Ma façon de faire m’avait permis à l’époque de m’exprimer librement en montant le ton crescendo sans subir de censure puisque je militais exclusivement dans le cadre du net pour rester dans la transparence. Cela avait même permis à beaucoup d’opposants de faire parvenir leurs messages à travers mon propre site celui-ci étant l’unique site politique accessible à l’époque.
Entre 2004, lors du SMSI, et 2006 j’avais atteint la liberté de ton que je voulais atteindre et j’avais pris la décision de quitter le net pour passer à la vitesse supérieure en m’exprimant sur les journaux internationaux, en participant à des conférences à l’étranger et en m’exprimant sur Al Jazeera pour dénoncer au grand jour les méthodes du pouvoir.
A ce niveau d’expression et malgré que je ne m’exprimais qu’en mon nom propre sans représenter un réel danger pour le pouvoir, j’ai eu droit à la répression et au harcèlement policier. Mon mari a été emprisonné, ma fille a été intimidée, mon fils n’est pas rentré pendant trois années, ma voiture a été volée par des gradés de la police au vu et au sus de tout le monde.  Le tout entouré d’un silence général…..
J’avais participé à démontrer que la répression ne se limitait pas à cerner le terrorisme dit islamique mais touchait tous ceux qui de près ou de loin aspiraient à l’expression de leur citoyenneté et à la pratique de leur liberté même si c’était le plus pacifiquement possible.
Par conséquent mettre en avant mon mode de fonctionnement personnel en 2003 en omettant de préciser la suite des évènements et en tentant à travers cela de discréditer un parti naissant dont je suis membre, relève de la désinformation volontaire pour ne pas dire de la couardise d’anonymes à une époque révolutionnaire où chacun peut enfin assumer ouvertement ses idées sans avoir besoin de passer par l’anonymat sauf lorsqu’on sait que ce que l’on fait est plutôt honteux….. J’estime qu’une action en justice s’impose.

Lorsque la majorité s'accommodait en contre partie de petits et grands intérêts personnels ... J’ai eu le mérite de m'accommoder pour essayer de défendre la cause d'un peuple.


L’impact de la dictature mettra du temps avant de disparaitre des esprits. L’apprentissage de la démocratie sera un long chemin sinueux semé d’embûches.

Je tiens à exprimer tous mes remerciements à mes concitoyens qui m’ont spontanément soutenue et plus particulièrement  mes amis du Parti Républicain.

Neila Charchour Hachicha
Tunis le 27 Avril 2011

Le moindre qu'on puisse dire, est que tout ces détails sont troublants, et nécessitent une explication et j'invite Mme Charchour de s'exprimer sur mon blog, ou sur la note Facebook.
Je ne cache pas que j'ai peur, que nous reserve un parti qui s'appelle Horizons ? que prépare t il pour la Tunisie? avons nous un pirate dans notre horizon?

Je me suis fait beaucoup d'ennemis, je reçoit des menaces, des insultes, tout les jours, et bientôt par tout le monde, on me dit que je suis négatif, "nabbar", et j'en passe, mais es ce que c'est de ma faute, qu'a chaque fois que je cherche, que je me documente, pour savoir qui sont ces gens qui veulent nous gouverner, qui veulent gouverner la Tunisie, je ne trouve presque rien de positif? je ne trouve que des choses louches? Y'a t il des gens honnêtes, intègres, "clean" qui font la politique aujourd'hui?

je l'espère, même si j'en doute de plus en plus chaque jour, et plus je cherche, plus je trouve que les héros d'aujourd'hui, pour la plus part, sont ceux, qui ont essayé d'avoir une chaise sous Ben Ali, ils n'ont pas réussi, ils se sont dis opposants, et pensent qu'aujourd'hui, c'est leur revanche.

معاك ربي يا تونس، معانا ربي


PS : Je réinvite Mme Charchour a s'exprimer sur ce Blog, ou la note FB concernant ces détails.

mercredi 27 avril 2011

Caid Essebsi, Marzouki, Rached Ghannouchi, Nejib Chebbi et le malaise de Yassine Ayari



Aujourd’hui j'ai envie d'écrire. Ca ne m'arrive pas souvent, moi le dyslexique, qui a du mal à s'exprimer par écrit.
De quoi vais-je parler ? Je n'en ai pas la moindre idée. De politique ? Possible.  De ma personne ? Pourquoi pas ? De Moncef Marzouki ? De Beji Caid Essebsi ? Des autres ? Probable. Je ne me poserai pas de questions, je vais juste écrire, après tout avant les révolutions, le webmarketing et autres cochonneries, c'est à ça que servait un blog. Écrire n'importe quoi, respirer, évacuer un malaise.
 Quel malaise? D'ou vient mon malaise ?
Il a commencé à prendre forme quand j'ai appris que des internautes ont été arrêtés dimanche 24 avril 2011 lors de la manifestation contre le RCD à l’Avenue Bourguiba. Leur crime ? Photographier la brutalité policière.
Ce malaise a commencé à avoir une couleur quand j'ai du contacter Slim Amamou, le secrétaire d'Etat à la jeunesse, ex internaute arrêté lui aussi dans le lointain passé, pour intervenir à fin de les libérer. Lointain passé ? Non, tout compte fait, ce supposé lointain passé n'est autre que notre présent, vu que même après une révolution, il faut des pistons pour établir justice.
Ce malaise a commencé à avoir une odeur quand Slim m'a dit qu'il va appeler le ministre, et que même ce présumé appel, n'a pas empêché que ces internautes soient maltraités et battus.
Ce malaise a commencé à avoir un goût quand j'ai attendu que Slim réagisse fermement à ces pratiques, lui l'internaute, qui connaît, qui a vécu une arrestation aussi. La maltraitance, même par reconnaissance aux internautes qui n'étaient pas ministres, mais l'avait soutenu avec tout ce qu'ils avaient, ont pris des risques pour lui quand c'était lui l'arrêté. J’attends toujours…
Mais ne parlons pas de ça, je suis jaloux de la coiffure de Slim, parlons d'un autre malaise, y'en a des dizaines.
Mon malaise se manifeste quand je vois ceux qui étaient un jour des électrons libres, des voix libres, qui n'avaient pas peur, et qui, aujourd'hui, ont intégré des partis, et tout a changé, maintenant ils ont un totem, des liens stratégiques, des intérêts, de la discipline partisane.
Mon malaise vient de ceux qui font la politique, et quand tu les critique, ont t'arrête: non! pas Marzouki, c'est un militant des droits de l'homme… Mais lui il peut te critiquer si tu fais de la politique !
Mon malaise vient des mensonges de Marzouki, que les partisans justifient par "il est le moins pire" Oui, ils suivent la personne, et en plus comme argument : il est le moins pire !
Quels mensonges de Marzouki ? Vous voulez les détails de mon malaise ? Ça mérite un blog complet, je ne vais en citer que quelques uns:
- Marzouki déclare qu'il a passé sa vie à militer pour les droits de l'homme, eh ben non, il a commencé en 1981, quand il avait déjà une villa et une situation, il était ou en 1967-1968 quand des dizaines de Perspectivistes ont été jugés et torturés ? Et en 1973 (procès d’Al Amil Ettounssi ?) et en 1977 (procès des Bensalhistes) ? Et en 1978 (procès des syndicalistes ? Il était en France et ramassait de l'argent, c'est son droit, mais qu'il ne se met pas au même grade que ceux qui ont tout sacrifié, tout perdu, pour la dite cause.
- Marzouki dit qu'il était exilé politique en France, ce n’est pas vrai, il n'a jamais connu la galère, la misère, les nuits a la gare du nord, des son arrivé en France, l’ex ministre de la santé français, est intervenue personnellement pour lui donner un poste, c'est son droit, mais qu'il arrête de se mettre au grade de ceux qui ont vraiment souffert pour les droits de l'homme.
- Marzouki a dit qu'il s'est présenté aux élections de 1994 pour briser un tabou, oui, c'est ça, ça passera pour les gens qui ne savent pas lire un manuel d'histoire, quel tabou ? Chedly Zouiten s'est présenté en 1974, Ibrahim Toubal en 1974, Abdelrrahmene Hani en 1989, Abdelkrim Hezgui en 1994, Abderrahmane Hani en 1994, Ahmed manai en 1994 !
- Marzouki a dit qu'il a perdu son travail suite aux élections de 1994 aux quels il était candidat, faux, il a perdu son travail en 1999 quand il a pris un congé maladie et s'est rendu au Maroc pour faire une interview !
- Marzouki a dit après le discours de Ben Ali, lors de la révolution, que Ben Ali est mauvais puisqu’il aurait du appeler cheikh Rached et "Moncef Marzouki" pour discuter ! Oui Ben Ali est bon ou méchant selon sa position de "SI" Moncef !
Bref, des détails comme ça, y'en a des dizaines, et on me dit qu'il est le moins pire… Ah oui, j'ai oublié, on a toujours besoin en Tunisie de suivre un homme, un égo. Et pour mémoire, en 1987 Ben Ali était aussi le moins pire.
Mais ne parlons pas de ça, je suis jaloux de Moncef, parlons d'un autre malaise, y'en a des dizaines.
Mon malaise vient du fait de savoir que l'association de Sofien Chourai est financée par les USA et celle de Raja Basli par la France, oui France et USA les seuls chats qui chassent pour dieu.
Mais ne parlons pas de ça, je suis jaloux de Sofien et Raja, parlons d'un autre malaise, y'en a des dizaines.
Mon malaise vient de Nejib Chebbi, le politicien polymorphe, qui dans une Tunisie qui bouillonne, n'a trouvé de sujet intéressant que le "hijab" et "Nikab" !
Mais ne parlons pas de ça, je suis jaloux Njouba, parlons d'un autre malaise, y'en a des dizaines.
Mon malaise vient d'une classe politique pourrie et corrompue, dont aucun n'ose aborder les sujets qui fâchent, d'ou vient l'argent de Nahdha ? Comment ça se fait que le PDP ouvre des bureaux dont le nombre dépasse les "chou3ab" du RCD ? Afek un parti qui vient de voir le jour avec tant de moyens ? Et j'en passe..
Mon malaise devient une douleur, et donne la nausée quand je vois que ces dinosaures, ces politiciens n'ont aucun sens de la politique.
Comment ça ? Un politicien est quelqu'un qui a une vision de la société, il essaye de la commercialiser.
Nos politiciens ? Ils ont le programme électoral de Ben Ali, chacun le formule a sa manière, tous pour lutter contre le chômage, tous pour le développement régional, tous contre la torture, tous contre la corruption, oui, tous même ceux dont on ne connait pas le patrimoine, la source de leur argent.
Le financement d'un parti, son patrimoine, doivent être des données publiques, l'état doit intervenir, l'exiger, et le parti dont on trouve des irrégularités, doit être dissout et les responsables jugés, l'état, mais quel état ? On gardera cette histoire d'état pour le plus grand malaise.
Mais ne parlons pas de ça, je suis jaloux de l'argent des partis, parlons d'un autre malaise, y'en a des dizaines.
Mon malaise vient des 5wenjeya, oui je dis bien 5wenjeya, pas les islamistes, ils n'ont rien à voir avec l'islam, leur islam n'est que du Marketing, qui marche en Tunisie, puisqu'on est un peuple qui lit en moyenne 6 minutes par an.
Mon malaise vient des 5wenjeya, qui ont ouvert la porte aux tortionnaires d'hier, ceux qui les ont torturés, mais tous les moyens sont bons pour avoir une chaise.
Mon malaise vient des 5wenjeya qui se sont alliés aux Matristes du RCD, qui ont dragués les Rcdistes, oui la victimisation c'est pour amadouer les gens, mais si eux ont décidé de mettre la main dans la main avec les bourreaux d'hier. Qu'ils ne nous cassent plus les pieds alors, ne culpabilisons plus pour leurs souffrances.
Mon malaise vient des 5wenjeya qui élèvent Rached Ghanouchi au rang des prophètes, et quand tu le critique, ils te répondent que c'est un savant illustre, mais lui, il a le droit de critiquer, puisqu'il fait de la politique.
Mon malaise vient des 5wenjeya, qui ont la clé du paradis, et que si tu ose critiquer, t'as à choisir soit t'es mécroyant, soit t'es agent de la CIA
Mon malaise vient des 5wenjeya dont les candidats aux présidentielles défend Hedi Jilani, mais c'est le moindre des malaises, "Chikh" Mourou est connu pour être celui qui a tué le pauvre homme qui a dit un jour :"l'argent ne fait pas le bonheur".
Mais ne parlons pas de ça, je suis jaloux de la barbe de chikh Mourou, parlons d'un autre malaise, y'en a des dizaines.
Mon malaise vient de l'arrestation d’Abdallah Kalel, sur 20 ministres d'intérieur, on l'arrête lui, rien que lui, et Friaa on lui donne un parti.
Mon malaise vient de voir que les anciens responsables Sahéliens ont une immunité contre les poursuites.
Mais ne parlons pas de ça, je suis jaloux des Sahéliens, ils ont un karting a Hergla, parlons d'un autre malaise, y'en a des dizaines.
Mon malaise, (il est chronique celui la), date de Kobba 1, "manifestation" organisée par la police politique, dont j'ai rencontré un jour à Tunis l’un des agents, qui m'a donné les preuves que c'est bien son travail. "Manifestation" qui a sonné l'enterrement de ce qui aurait pu être une révolution.
Mon malaise, (bon je vais essayer de faire court, car vu le nombre des malaises, ça risque de prendre des pages, des dizaines de pages, et avec un peuple qui ne lit qui 6 minutes par an, y'en a déjà pour 3 ans) vient de "notre" gouvernement.
- Un (ex ou actuel) premier ministre qui déclare qu'il n'a que sa voiture, alors qu’il avait deux appartements à paris jusqu'a 85 et son frère possède toujours un hôtel particulier à 200m des champs Elysées.
- Un premier ministre répressif, qui a profité et cautionné la falsification des élections de 1981.
- Un premier ministre proche de la bourgeoisie "wassilenne".
- Un premier ministre qui décide qui fera la loi électorale, et une fois une proposition est faite, il se sent à l'aise de la modifier, la changer, oui lui, le non élu.
- Un premier ministre dans un gouvernement transitoire, qui engage le pays par des accords avec d'autres pays, des accords que moi, mon fils, et le fils de mon fils assumeront, oui lui, le non élu.
- Un premier ministre qui se réserve le droit de dire, qui garder et qui exclure parmi les Rcdistes, un nouveau chef du RCD on dirait, oui ce n’est pas un tribunal qui décide, mais lui, le non élu.
- Un premier ministre qui décide que les anciens ministres n'ont rien a voir dans les 50 ans de dictature, et décide de ne punir que ceux des 10 dernières années, alors que la torture, et l'enrichissement occulte, sont des crimes, qui ne tombent pas avec le temps, oui, il peut, lui le non élu
- Un premier ministre qui était le président du parlement sous Ben Ali, alors qu'il avait déjà dépassé les 60 ans, et pouvait partir.
- Un premier ministre qui nous mène direct vers la guerre civile, vers la désobéissance civile, et il s'en fou !
Mon malaise vient du fait avoir écrit plus de 4 pages, et je n'ai rien exprimé, encore rien dit, de mes malaises.
Un dernier paragraphe, puisque c'est mon blog, et que je peux encore le faire..
Je n'ai jamais cherché à plaire, ou a séduire, et pourtant, il y'a une question qui revient assez souvent (parmi d'autres).
Mais pourquoi tu fais ça ?
heureusement que j'ai ouvert ma gueule avant le 14/01, au temps ou ouvrir sa gueule coutait cher, très cher, au temps ou ouvrir sa gueule ne donne pas des postes ni de l'argent, sans avoir déjà fait ma vie (villa et argent), sans avoir un père Rcdistes engagé avec beaucoup de relations ou un père juge qui me sauveront si ça tourne mal, j'étais jeune papa, louant une maison, et sans pistons.
Les raisons qui m'ont poussé à l'ouvrir ma gueule avant le 14, me poussent à la garder ouverte après le 14.
Es ce que l'avis des autres compte ?
Y’a que la vérité, les arguments qui comptent, les appréciations, j'en ai rien à foutre, y'a deux personnes aux quelles je veux plaire et dont l’avis compte pour moi : une je la rencontre chaque matin, je la regarde dans les yeux en me brossant les dents, et l'autre, mon fils, Youssef.
Pourquoi je n'ai pas critiqué Nahdha ?
Parce que j'ai appris de me séparer de mes préjugés, seuls les faits comptent, je n'écrit pas pour plaire, mes positions sont dictés par mes convictions, et je ne critique que les faits, et le jour ou les faits seront la, je n'hésiterais pas, personne ne m'a rien donné pour me demander quoi que ce soit (sauf Nesrine Felly, elle m'a aidé dans l'examen de chimie 1ere année prépa), et personne ne paye les couches de mon fils. J’ai cassé les totems depuis si longtemps, donc Nahdha, Sebssi, mon père, personne pour moi n’est intouchable, non critiquable.
Pourquoi suis-je si négatif ? Et la solution ?
Je ne suis pas négatif, c'est juste que je ne suis pas dupe, je l'ai écrit des mois avant que Ben Ali tombe, que ces opposants (a l'époque) ont fait plus de mal que Ben Ali, qu'il faut les dégager tous pour pouvoir un jour rêver de dégager Ben Ali, la preuve, Ben Ali est parti, mais est il vraiment parti ?
La solution ? mais avant la solution, rien que de demander la solution est un problème, pourquoi on a besoin de suivre une personne, un leadeur, un père, la solution c'est toi, c'est moi, c'est mon engagement, ton engagement, la solution c'est le courage et l'implication, la solution est de casser avec la logique partisane, des idéologies et de l'argent sale, la solution est de construire sur de bonnes bases, pour que ma génération et celle de mon fils, ne payent pas les erreurs de nos pères, pour que ma génération ne passent pas 10 ans a militer contre le RCD, 10 contre Nahdha et 10 contre le PCOT ou autre, la solution est de mettre des bases, simples, strictes, la solution est de construire "ساس", les institutions, la solution est de casser les totems et d'avoir confiance en nous, les jeunes, la solutions est de poursuivre les criminels, tout les criminels, et juger pénalement ceux qui ont des choses a se reprocher , juger politiquement tout ceux depuis l'indépendance qui ont commis des tords et erreurs politiques, et juger historiquement nous mêmes, la solution et d'oublier hijab et la barbe, d'oublier les régions, d'oublier les sexes, de se concentrer sur la Tunisie, les structures, les instituions, après, idiologue et amoureux de la chaise, battez vous.
Eux ils ont plus de 65 ans, ils ne le peuvent pas, c'est leur dernière chance, nous on peut le faire, on n’est pas pressés.
Suis-je toujours aussi négatif ?
Pourquoi ce billet ?
Si Nahdha ose faire ce qu'elle veut avec la religion, le gouvernement qu'il veut avec le pays, les partis ce qu'ils veulent avec la révolution, vous me demandez à moi ce que je fais de mes idées ?
Dans ce billet j'ai osé parler de personnes sacrées, trop sacrées: Amamou, Ghanouchi, Marzouki, Chebbi, aurais-je la dose habituelle d'insultes et menaces? Ou un peu plus, une double dose, peut être ? 

vendredi 1 avril 2011

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Ce texte ne parle ni de révolution, ni de politique, ni de Kasba, il parle de ma modeste personne, je le publie maintenant, car vu tout ce qui se passe a Tunis ces jours ci, ils risque fort de passer inaperçu, et tant mieux.

En 1999, giflé par un policier dans le métro je connus pour la première fois de ma vie le sentiment d’injustice, un vrai et profond sentiment d’injustice. Je réalisai après tant d’années que la Tunisie dans laquelle on vivait était loin d’être celle dont on nous parlait au lycée.

L’incident en lui même peut sembler sans importance. Pourtant, le sentiment d’impuissance, l’état de rage qu’il a provoqué en moi, furent le moteur de ma révolte et mon engagement. 

En 2003, j'ai été à Paris. Pendant les quelques mois que j’ai passé la bas, j'ai pu lire des journaux, j’ai eu la chance de côtoyer des gens intéressants. J'ai lu l'Audace, j'ai pu avoir accès à un internet libre.. Et j'ai écouté parler des droits de l'homme.

Un ami beaucoup plus âgé que moi m'a présenté le microcosme politique de l'époque. Il m'a beaucoup parlé, m’a montré ce que je ne voyais pas encore. Il y'avait tellement de pourriture, de soi disant "différences idéologiques" qui n’étaient au fond qu'une histoire de baise ou "نبزة"

J’ai commencé à  mieux voir le mensonge, la manipulation, les coups bas, les magouilles. J’ai vu la misère des uns transformée en un moyen et une source de notoriété et de gloire pour d’autres. 

C’était pour moi, un grand moment de désillusion.
Beaucoup de mythes se sont effondrés. 

J'ai commencé à voir en plusieurs "leadeurs" de l'opposition des Ben Ali potentiels, des Ben Ali miniatures.
 Je pense que c'était la première et la dernière fois de ma vie que je me dis  : " يحيا بن علي . 

Cette époque de désenchantement, m’a fait perdre ma « virginité politique» , et m’a fait passer à l’âge adulte ; Je ne croyais plus au père noël.

J’ai cherché à lire, essayé de comprendre et m'instruire politiquement, et ce n'était pas facile, ni donné.

Quand je demandais aux gens « éclairés », les opposants, les politisés de me donner des livres, des documents, les réponses étaient toujours les mêmes : « pourquoi faire? Viens je vais te dire ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas. »

Un an et demi plus tard, je suis retourné à Tunis : études, études d'ingénieur, et recherche de plus en plus difficile.

Quand en 2007, j'ai mis le premier statut sur FB de ma vie ou je parlais de politique, avec mon vrai nom et prénom, vraie photo, vraie adresse.. Ma liste d'amis de l'époque a diminué de la moitié. 
Les plus proches, m'ont envoyé des messages :«mais pourquoi tu fais ça? En quoi ça te regarde ? De quoi je me mêle ? »

il faut dire qu'ils avaient raison, j'étais ingénieur, plutôt bien payé, ma femme maître de conférence a l'université, mes frères et sœurs travaillaient ou étudiaient dans de bonnes écoles, je pouvais voyager, lire, sortir.. Pourquoi fourrer mon nez dans les affaires de ces gens qui ont été torturés, de la liberté d'expression ?

 « T’es naïf , regarde la sécurité et les routes et les hôpitaux, et les écoles ! » Ou « c'est du populisme ce que tu raconte, ça doit être plus compliqué que ça.. »  Ou encore  «  Qui es tu pour parler de politique? »

Je ne les ai pas trop écoutés, et j'ai continué à dire ce que je pense sans me cacher et à l’assumer. Je le faisais pour moi, ça m'aidait à respirer, à survivre.

2008, Rdayef.. Les vidéos étaient rares, les photos aussi, pour moi, ce n'était pas un choix, j’ai fait circuler autant que je pouvais, j’ai parlé, j’ai gueulé..
Mes amis? Mes proches? Pour eux j'étais négatif, populiste, j'incitais à la haine et la violence. Si ça ne me plait pas, j’avais qu’à  « trouver des solutions » Et des solutions viables bien sûr, au temps ou le départ de ZABA et la liberté de presse n’étaient pas des options. 

Début 2009, grève de la faim des étudiants. 
J’étais en Lybie. Même reflexe que pendant les événements de Rdayef, même réactions de mes "proches et amis".

Ca m'a valu ma première arrestation à l'aéroport de Tunis Carthage, et mon premier interrogatoire par la police politique.. Mais aussi, la guerre de la famille :  http://shr.tn/16yZ

Septembre 2009, les élections législatives.
Je suis à Tunis, c'est un droit, inutile de se faire des illusions, mais puisque c'est un droit, pourquoi s'en priver? J’ai réussi à rassembler avec beaucoup de peine quatre copains sans appartenance politique. On a fait une liste et on s'est présenté.

La liste a été refusée Et c'était pour moi, un autre contact avec la police politique, l’injustice, le gouverneur RCD qui a refusé de nous recevoir etc. 

Et dire que je ne faisais même pas de la politique; je n’appartenais à aucun parti, je n’avais aucun programme, aucune ambition réelle.. Juste une tentative d'affirmer ma citoyenneté.

Quelques jours plus tard, mon profil FB fût censuré. 
A cause de deux statuts que j’avais mis:

"لا مجال في تونس لرئاسة مدى الحياة" زين العابدين بن علي 7 نوفمبر 1987

22 عام يحكم فينا و يحكيلنا ع التغيير

C'était le 1er octobre 2009. Le lendemain, j'ai eu mon fils, Youssef.

Mes amis et proches étaient clairement moins nombreux qu’avant. 

Peu de temps après, la police m’a passé un message clair à travers mon oncle, pharmacien biologiste à Nabeul qui avait « ra2iss el e9lim » comme client. 

Depuis Rdayef , mon intime conviction fut qu'il fallait absolument que ZABA parte. Mais pouvais-je l'assumer? Non.
Et j'ai choisi de ne dire, de ne faire que ce que je pouvais assumer.

La censure de ma page m'a-t-elle fait peur? Oui.
La censure de ma page m'a-t-elle poussé à arrêter mon e-militantisme modeste (qui se résumait à quelques coups de gueule, quelques notes, diffusion d’infos qui n’étaient pas à diffuser)? NON.

Mes amis et mes proches? « Ok, on sait que la torture est bel et bien la, le vol, l'abus de pouvoir.. Mais regarde.. Y’a aussi plein de belles choses! Ton discours est négatif, tu ne propose rien, tu ne fais pas de la politique tu ne fais que contester.. Les affaires de l'état sont beaucoup plus compliquées que ça.. »

J’avais continué à lire, à essayer de comprendre, toujours avec une approche historique.
Ce que je faisias m’aidait à supporter la république mauve, sans pour autant me satisfaire. 

Seulement avais-je le courage pour faire plus? Avais-je suffisamment de courage pour aller en prison? NON, donc j'ai continué à ne dire, ne faire que ce que je peux assumer.

Avril 2010, une pétition électronique circule suite à la vague de la censure qui a touché le web. Je signe.

Mai 2010, une manifestation, bien réelle se prépare. Je me porte volontaire.
C’était une première dans l’histoire de la Tunisie indépendante: Un simple citoyen qui demande son droit constitutionnel : manifester.
Est-ce que c’était « risqué » ? Est-ce que je risquais de n’être qu'un énième cas, dont les défenseurs de droit de l'homme parleront sur internet? Oui. Avais-je peur? Oui. Pourquoi j'ai dépassé la peur? Parce que je me suis dit, que mes droits étaient bafoués, et que si je les veux je ne devais attendre de personne de les défendre pour moi, je devais donc les défendre tout seul.

Quelques jours plus tard, un autre signataire se présente: Slim Amamou.

Une deuxième arrestation après un enlèvement dans la rue, une arrestation qui a duré 12 ou 13 heures.
La manifestation fut annulée. On lança un appel à porter des T-shirts blancs et aller à l'avenue Habib Bourguiba.
Des personnes, des gens normaux, répondent à l’appel. 

Vieux de mes 28 ans à l'époque, je n’avais jamais entendu parler d’une manifestation à part pour "Gaza ou l’Iraq"  à Tunis. Le mur de la peur de ma génération venait de se fissurer. 

Mes amis et mes proches? Dans le stress de l’organisation il y'avait de la pitié dans leurs yeux  « Oh con, que fais tu de ta jeunesse? Pourquoi? Comme si ça va changer quelque chose.. »

Un mois plus tard, malgré les avertissements, les conseils, la conviction que le système ne me le pardonnerait pas si je m’obstine à le défier, j'organise une autre action : « lettre à un député ». L’idée était d’envoyer des lettres aux députés, pour les sortir de leur « ignorance » en ce qui concerne la censure en Tunisie.


Ces actions m'ont permis d'entrer dans le milieu très  « select » des e-militants… ou presque. Le constat fut le même, que celui que j’avais avec les partis en mon adolescence.

Comme la politique n'était pas ma spécialité, comme en politique on devait utiliser les larmes et souffrances des autres pour voyager ou avoir de la notoriété,  mon idée fut claire et mon constat confirmé : Ce microcosme politique est bon pour la poubelle, les honnêtes sont très rares, et c'est pour ça que la rue, monsieur tout le monde s’est désintéressé, notre "élite" était corrompue, la rue le savait, et le premier pas serait de commencer par nettoyer ce milieu.

Cette conviction m’a couté de voir le nombre de mes ennemis s’accroitre, attaques et clashs se suivaient et j'y ai laissé quelques plumes (j'avais tort ou raison, ça c'est un autre problème) : http://shr.tn/Vmdb

Sans de parler des menaces, caricatures, diffamations, et étiquettes : « RCD, populiste, naïf, négatif … » faites par les RCD et autres..
Oui, autres.. Car les milieux des "bloggeurs" des "activistes".. Sont comme un organisme humain, quand il y'a un corps étranger, le système immunitaire s’active, se mobilise pour le rejeter.  Surtout si ce « corps » n’entre pas dans leur jeu aux règles bien définies à l’avance. 

Le 17/12, 2010. La révolution tunisienne commence.
Je me transforme en agence de presse.
PC 20h/24 , téléphone, pas de travail, pas de vie, j’allais chercher l’information, je la vérifiais, je la partageais, je devais combattre la désinformation.
N’empêche qu’il m’est arrivé de me tromper : http://shr.tn/BXAu

Les amis, Les proches? Oui, ils m'ont bien expliqué combien je suis con, combien je le payerai cher. Les manifestants étaient des « casseurs » , j’étais « négatif » ,  j'appelais à « la violence » , j’étais « manipulé » .

رفاق الكفاح Slim et Azyz sont arrêtés.

J’avais transformé la maison d'un ami en QG.
La nuit de la publication de la vidéo : http://vimeo.com/19830855 était celle du début du travail pour un comité de soutien international pour Azyz et Slim. J'ai commencé à organiser une manifestation à Bruxelles en y invitant le maximum de journalistes possible à fin de dénoncer ces arrestations. 
Je me disais qu'ils auraient fait pareil pour moi. Ce qui s'est passé par la suite m’a montré que peut être pas finalement.
Le soir même un ami d’enfance, devenu policier, m’a appelé à quatre heure du matin me disant que j’étais recherché désormais, que c’était grave et que je ferai mieux de ne plus revenir en Tunisie. 


Ben Ali fait son discours de "fhemtkom". Ma position est claire : « dégage ».

Mes amis, mes proches ?  « Ça va pas? Et le vide? T’es négatif, tu ne propose rien en contre partie! Mais qu'es ce que tu raconte? Les affaires de l'état n'est pas pour les gosses etc... »

Ben Ali tombe.

Mes amis et proches ? Tous des révolutionnaires, même ceux qui ont changé leur photos de profil pour que FB ne ferme pas leurs comptes..

Je continue mon travail de journaliste citoyen avec les moyens de bord.

Kasbah 1 : ma position était claire. Je ne faisais toujours pas de politique, mais défendais les droits fondamentaux, et de la citoyenneté.

Les amis, proches ? « Tu incite à la violence, tu veux le malheur du pays, t'es négatif, tu appelle ça un argument? T’es populiste. »

Je rentre en Tunisie.


Kasbah 2 : Ma position est claire, ainsi que ma ligne conductrice, et toujours pas de politique.

Les amis, proches ? « Tu incite à la violence, tu veux le malheur du pays, t'es négatif, tu appelle ça un argument? T’es populiste. »

Le cercle de mes amis et proches commence encore une fois à diminuer. Les gauchistes, eux « les intellos » n'admettent pas que je critique Ahmed Brahim. Comme ils ne trouvent rien pour répondre, on me colle l’étiquette de "populiste".  Comme je ne suis pas le fils d'un militant, ou que je n’ai pas un nom de famille connu dans les salons politiques, comme je suis étranger à ce corps, à ces gens qui se connaissent, le système immunitaire s'active. Comme  j’utilise des mots simples et que la politique a son Jargon qu’on doit utiliser : Je suis « populiste. »

Kasbah 2: atteint partiellement ses objectifs. 

Mes amis et proches? Ils étaient tous pour Kasbah 2!!

Sebsi fut désigné premier ministre. J’étais optimiste pour un moment comme tout le monde. 
Après l’enchainement de "coïncidences" de Nesma, je me mis à creuser, toujours pas de politique, mais de l'histoire.
 "SI" Beji est un tortionnaire, très proche des Ben Ammar et ça explique bien beaucoup de choses.
Je l’ai exprimé, j’ai tiré la sonnette d'alarme, aussi fort que mes moyens me le permettaient.

Mes amis et proches? A l’époque de Ben Ali, ils étaient bien , très bien même. Après le 14 janvier ils ont commencé à participer à la révolution. Ils avaient peur pour l'économie, ils étaient pour le retour au calme et pour le premier gouvernement Ghanouchi. 
Ils avaient fait la révolution, ils étaient fiers de cette révolution. Et, ça les embêtait qu’un mec de leur âge, qui n'a pas fait d'études politiques, qui n'est ni islamiste ni gauchiste se permet de leur dire que  rien n’est fait, que leur révolution n’est qu’a son début. Ce n’était pas ce qu’ils voulaient entendre. 

« Bon il a tendance à simplifier sans pour autant zapper l'essentiel, il cherche et se documenter, logique, critique.. On va critiquer ses cigarettes hein? Ou non non, on va dire qu'il est islamiste hein? Non non, revenons à négatif et populiste, oui ça c'est bien, oui populiste ça colle bien vu ses origines populaires qu'il ne cache pas. Lui dont le père faisait 8km pour aller à l'école primaire et passait ses vacances d'été à traire les brebis. »

« Attends! On va lui demander de donner des solutions, lui simple mortel, toutes les solutions! Et même si dénoncer le mal, est un début de solution, on va critiquer ça hein? »

« Il y’a peut être mieux, critiquons son travail de recherche, confortablement assis dans nos fauteuils, ne cherchons pas à l'aider, à faire mieux. Non on va juste lui dire qu'il est jaloux de X ou de Y, oui qu'il s'acharne, hein, ça sonne bien ça il s'acharne..  »

« Tiens, il est tombé dans le piège, il a parlé de Bourguiba, une icone intouchable, on va affirmer qu'il est con, hein, ça marchera. »

Si j'avais dit le 18/12 que je propose que Ben Ali parte, ça aurait été quoi? Big joke? Populisme, idéalisme? Manque de maturité politique?

Si je vous dis aujourd'hui, qu’ils sont tous sales, corrompus, des Ben Ali  potentiels et que je propose qu'on les dégage tous, que je propose qu'on ouvre tous les dossiers depuis l'indépendance, qu'on se réconcilie avec notre histoire, qu'on prend notre destin en main, que لا ينفع العقار في ما أفسده الدهر
Que la jeunesse, non partisane, qui ne s'est pas mouillée dans les guerres idéologiques, qui n'a pas la soumission à la France dans le sang doit balayer ces dinosaures, tous, opposants ou autres, sacrifier 2 ou 3 ans de son "luxe" , de son "économie" et prendre son destin en main.. Vous me diriez quoi? 
Big joke? Populisme, idéalisme? Manque de maturité politique?

C’est ce que je pensais aussi.

Peut être un jour je découvrirais que j'avais raison, ou pas , en attendant, je  continuerai à fouiller dans l'histoire, à lire, à essayer de comprendre, à critiquer, à dire ce que je pense haut et fort même si je sais que ça ne va pas plaire, et a vous regarder essayer de construire sur ساس خايخ et surtout ne jamais faire de la politique, mais de la contre politique ,toujours le langage simple de l'ingénieur, et à chaque fois que je me sentirai seul, ou trop attaqué, fatigué, j'ai mon antidote, ça marche toujours.  http://shr.tn/6y6i


Pourquoi ce texte? Est ce que je cherche à me justifier? 

Non, je n'ai jamais été aussi convaincu de ce que je fais.

Ce texte est pour introduire les prochaines étapes; FB ne me suffit plus. Je vais passer au deuxième stade bientôt inchalah, car je ne veux pas me réveiller dans 10 ou 15 ans pour voir que je ne suis qu’une copie de ceux que je critique aujourd'hui.
Je vais continuer à faire, à travailler, à essayer de faire bouger les choses. 
Et je suis plus optimiste que jamais.



 « Ton courage leur rappellera qu'ils sont lâches, ton travail leur rappellera qu'ils sont paresseux, ton intelligence leur rappellera qu'ils sont cons. Et ils n'aiment pas qu'on leur rappelle ce qu’ils sont. Ils t'en voudront pour ça, ils te combattront pour ça. » Tahrer Ayari.