mardi 19 juillet 2011

L'homme qui a dit non, et qui continuera à le dire : MOI.

Aujourdhui, BCE a parlé, oufff..


Hier soir, aprés ce qui se passait partout dans la République, ma plus grande peur, était, que des officiels parlent, non pas pour débaler autant de futilités que ce qu'a fait BCE mais pour Bayen Ra9m 1.


Donc, je suis soulagé, le général n'a pas parlé.


Et donc, Je vais revenir sur cette histoire de l'homme qui a dit non, une derniére fois. (enfin j’espère).


L'armée n'a jamais reçu d'ordre de tirer ou d'intervenir.


On est le 7 Janvier 2011, j'ai su que l'armée n'avait pas d'ordres, aucun ordre et ce qui se passait ne la regardait pas.


Mais, oublions un peu le 7 Janvier.


Revenons a 2008, 2007.


J'étais, simple mortel, en guerre contre Ben Ali, avec mes propres moyens, quand l'écrasante majoritée,elle, était silencieuse plutôt complice. (détails, enfin pour curieux, quelques détails ici http://mel7it3.blogspot.com/2011/04/sanstitre1.html )


Inconnu, supporté par personne, aucun parti, aucune ONG,ambassades, aucun média, et je le faisais pas avec un pseudo, mais avec mon vrai nom, prénom et à partir de Tunis.


J'étais arrêté 3 fois, dont 2 a l'aéroport et tabassé une fois.


Oui, moi l'ingénieur, payé 1600 dinars, marié, un bébé, un père militaire, une femme qui a l'état comme employeur (prof universitaire) et donc qui a tout à perdre.


J'ai ouvert ma gueule, et j'ai pris des risques, à l'époque, ou le faire, coutait cher, trop cher.


En 2010, y'avait Nhar 3la 3ammar, la tentative d'organiser une manifestation, au coeur de Tunis, qui m'a valut d'être kidnappé, menacé, mis sous surveillance, et la sortie du poste était au prix de signer des papiers sans les lire!


et ceux qui ne connaissent pas Nhar 3la 3ammar :




ne savent pas que c'était un pas, une action qui préparait la révolution, un passage du virtuel au réel, une action politique, qui contrairement aux partis, a réussi à interesser monsieur tout le monde et le pousser a sortir dans la rue, et qui a projeté l'histoire de la censure au premier plan médiatique mondial, oui mondial ( Jazeera, le monde, Yahoo, Nouvel observateur, der Spiegel, El Pais) ont sortit des articles pour en parler.


Un mois aprés, sans travail, puisque j'ai démissionné à cause des pressions subites, ma seule possibilité de payer les couches de mon enfant, était de trouver un contrat à l'étranger, avec mon profil c'était facile, et c'était la Belgique


2 jours avant mon départ, j'entamme une nouvelle action "lettre à un député", que je tenais absolument à faire à partir de Tunis et défier encore une fois Ben Ali, en prenant le risque qu'ils m'empêchent de voyager, mais je m'en foutait, la Tunisie d'abord.


A partir de la Belgique, pendant la révolution, j'étais une des sources d'informations les plus crédibles, j'ai arrêté de travailler, et j'ai transformé mon chez moi en QG, 15 jours avec une moyenne de sommeil de 3h par jour, et 5000 euros plus tard ( toutes mes économies, 13 éme mois compris, tant pis Youssef ne pourra pas me rejoindre pour les vacances mais la Tunisie d'abord).


J'ai participé a cette révolution, quand l'écrasante majorité, ne voulait pas changer sa photo de profil, pour ne pas perdre son profil Facebook, je me rappelle qu'en une seule nuit, j'ai envoyé 600 fax, à 75 centimes d'euros le Fax, à tout les médias du monde, pour les pousser à parler de ce qui se passe, j'ai organisé une manifestation à Bruxelles






Et plein d'autres détails, que je vais éviter- pour ne pas vexer les revolutionnaires du 16 janvier-  d'en parler..


J'étais même, la source officielle, de plusieurs agence de presses qui n'avaient personne en Tunisie.
Inutile de parler des insultes, menaces, pressions, que j'ai subit, depuis 2007.


Pourquoi dire ça maintenant, suis-je entrain de me justifier : pas du tout, quand j'ai fait ce que j'ai fait, quand j'ai pris le risque, pour moi, et ma famille, je n'attendais rien en retour, absolument rien, et je voyais ça comme un devoir, et je voulais pas le dire, le citer, parce que c'était évident pour moi, je voulais pas l'amplifier pour avoir un poste (qu'on m'a proposé à deux reprises, gouvernement de Ghanouchi, et Hay2a à la con), ni pour toute autre chose.


Après le 14 janvier, j'aurais pu devenir la star des médias (nationaux et autres), qui étaient tellement investit dans le processus de fabrication de stars, de symboles, de héros, mais j'ai préféré dire ce que je pense, défendre mes positions et mes valeurs, et ne pas leur dire ce qu'ils voulaient entendre, et porter plein d'étiquettes, étiquettes collés par ceux qui me trouvaient con quand je parlait sous ben ali, et qui ne voulaient pas changer leurs photos de profils FB pendant la révolution, ceux que quand j'appelais pour organiser quelque chose au moment où de braves héros perdaient leur vies pour la liberté à Thala et Gassrine, ils me répondaient :"oui Yassine, bien sure, mais.......aprés les soldes, 60 % chez Zara t'imagine !!".


Revenant donc à ce 7 janvier.


L'armée n'allait pas intervenir, aucun ordre n'a été donné dans ce sens, Ben Ali avait peur de l'armée, les soldats, sont de simples citoyens, issus de quartiers populaires, que la raffle a choisit, ils sont là juste pour une année, ce n'est pas leur métier, ils ne sont pas endoctrinés, entrainés à la repression, c'est pas leur quotidien, on leur apprend à défendre le drapeau pas le système, donc leurs donner des armes, et leurs demander de tirer sur des jeunes de quartiers populaires qui ne demandaient qu'à vivre, était trop risqué, un peu trop, aucune guarantie pour qu'ils ne tournent pas leurs armes contre Ben Ali.


Donc le 7 janvier, les soldes encore, et moi déjà en guerre contre Ben Ali, et j'avais cette information.


a cette date là, personne, du moins moi, simple mortel, ne voyait  Ben Ali partir, et sortir n'importe quelle analyse, info concernant l'armée pouvait valoir la peine capitale pour mon père, militaire actif dans un pays en état d'urgence.


Le 7 janvier, j'ai pris cette décision, "Al 7arb 5oud3a", Ben Ali mentait, changeait la vérité, tuait des gens, des tunisiens.


Le 7 Janvier, je prends encore le risque, et je balance cette info a Nawaat : " j'ai des infos sures (tu sais que mon père est colonel), Rchid Ammar - qui était un nom non connu par monsieur tout le monde- va partir à la retraite dans un an, il ne veux pas de problèmes, il a ordonné a l'armée contre la volonté de ZABA, de ne pas intervenir, de ne pas aider la police, même pas logistiquement"


L'info n'était pas adressée à l'armée, ou était dans le but d'influencer l'armée, elle était pour les médias et monsieur tout le monde, ce n'était pas un mensonge , c'était une ruse, pour déstabiliser le régime de Zaba, pour encourager monsieur tout le monde à sortir dans la rue, et à pousser ce monsieur tout le monde a fraterniser avec l'armée, chose que j'en doutais pas, moi fils de militaire, qui connais l'éthique des militaires, ce qui a été confirmé par la suite.


ça a marché, ça a aidé a en finir avec ZABA, ça a encouragé la BAT (Brigade Anti-Terroriste) à faire une action qui a rendu la fuite de ZABA inéluctable, (mais ça, vous le saurez quand Seryati ou Touwihri parleront...), ça a mis de la pression sur ZABA, du moins médiatiquement, et comme dégat collatéraux, ça a crée une figure publique.


Quand j'ai dis dans ma vidéo d'hier "sam7ouni" :






C'était par humilité, mais le vrai mot est "remerciez moi", je vais arrêter avec cette modestie de merde!ce que j'ai fait, j'en suis si fier! ça a évité de couler plus du cher sang tunisien, qui n'était en Solde lui.


Les gens choqués, déçus, qui m'en veulent d'avoir fabriqué un héro de toute piéce, chose qui a même influencé les militaires égyptiens, sont - comme par hasard- l'écrasante majorité, des soldes, qui s'en foutait de Thala et Gassrine, et qui la révolutions a véxé, et qui osent me demander des comptes aujourd'hui.


Ils osent même parler de mensonge, de vérité, eux les saints.


Ils osent même me parler d'éthique, eux les braves des soldes.


Ils osent même me parler de l'intérêt du pays, eux les courageux qui ont jugé que perdre un profil facebook était un prix trop cher à payer.


Y'en à d'autres, qui n'ont pas compris, ou non pas voulu comprendre, des "Hajer Hajoura, Salma Salmoucha, Iness nasnoussa, sofiene clubiste, amine virage etc etc" , des pseudos illuminés, de location pour la plus part, que je connais depuis longtemps, trés longtemps, 3echra tawa, depuis 2008 et qui adoptaient avant "souret touness bel 5arej", ensuite " 3issabet moulathma", puis le 13 : " allahou a7ad Ben Ali me kifou 7ad" , puis la théorie du "7it", puis quelques larmes devant chez Ghanouchi, puis Rajhi est un con, etc etc.


Y'a une autre catégorie, profil type : homme, entre 26 et 35 ans, classe moyenne, niveau universitaire, qui sont, tout simplement, Envieux! J'ai leur même profil, même classe sociale, et je suis plus connu, plus contreversé, qu'eux, et ils n'aiment pas ça, il n'aime pas que sa copine regarde une de mes videos ( total des videos visionnées seulement sur Vimeo 500.000 fois, sans parler de Facebook), maudite soit la testesterone ;), et ils s'activent spécialement, ces jours ci :


- Nhar 3la 3ammar + travail pendant et aprés la révolution + l'histoire de l'homme qui a dit non = une partie de la révolution revient a Yassine, merde alors, ne9ess houwa? et les autres, qui se prenait pour l'essence de la révolution, ils ne sont rien tout compte fait (je parle d'intenet et internautes, car tout, absolument tout est négligeable devant celui qui a versé une infime goute de sang), donc, si cette histoire de l'homme qui a dit non prend de l'ampleur positivement, merde alors! et ils réagissent.


Je les comprends et je compatit leur douleur, I'am the one they hate to see but they wanna be!


La dernière catégorie est des politisés, ils veulent pas que de nouvelles figures émergent, surtout, inachetables, invendables, "intentables", avec des valeurs, de la crédibilité, et qui ont beaucoup fait pour la révolution, ils sont un danger, ils peuvent voler les médias, et leurs fonds de commerce, d'autant plus qu'ils ne sont pas dociles, ou intimidables, qu'ils ne disent pas ce qu'on veux entendre, au contraire, ils disent haut et fort, ce que personne ne veut entendre : Yassine en est un exemple, cassons le, faisant de lui un exemple alors, d'autant plus, que lorsque eux, travaillent sur des futilités, des histoire de barbe, lui, il est partout dans la Tunisie profonde, contacte les familles de martyrs et prépare un projet ambitieux, si il le réussi, il volera la vedette et pour longtemps.


Le billet est assez long, je sais, ça va bientot finir :D


Pour resumer, je suis fier de ce que j'ai fait, si c'était a refaire, je le referais 1000 fois.


Je n'ai rien a cirer des pseudos, qui ont cru qu'ils ont participé a quelque chose à coup de Trabrib, Ben Ali, a pris l'avion en courant, sans se retourner derrière lui, quand ces héros, rabrbou 3lih, il faut dire, qu'ils sont fort fi trabrib, ou des branleurs qui pour collecter qualques "j'aime" utilisent mon nom ou m'insultent.


Les attaques, les insultes, sont le baromètre que j'utilise depuis l'ére ben ali, pour mesurer la reussite de ce que je fais, et être pendant 2 jours (j’espère plus) l'homme le plus insulté, critiqué, caricaturisé du net tunisien, ça me rejouit.




Si Houda doudodu et Mounir lampedusa, ont décidé que ma crédibilité est touchée, un seul mot : Je vous emmerde. Je suis le fils de Taher AYARI, il a choisit de mourrir pour la Tunisie, si je suis insulté publiquement pour empêcher Bayen ra9m 1, pour la Tunisie, tant pis, je suis prêt à l'être autant de fois que nécéssaires, c'est une tradition chez les AYARI de ne pas calculer, de ne pas penser à soi quand il s'agit de l'interêt de la patrie, depuis Ben Ghdhehom.


Ah, deux derniers points pour en finir.


L'armée est une institution, pas des personnes, une institution, que je connais mieux que la plus part de ceux qui ont pris la peine de m'insulter, j'ai passé 25 ans de ma vie dans des casernes ou des cités militaires, dans des villes que la plus part des "déçus" aujourd'hui n'arrivent pas a situer sur une carte,






c'est une institution que je repsecte, que j'aime, que j'admire, que je déféndrais avec mon sang s'il le faut, même face à un peuple amnésique et ingrat, qui a oublié que les commandos ont ramassé ses poubelles, l'ont protégé, sans dire un mot, sans rien demander en retour.


Rchid Ammar est un général, il n'a jamais dit non, ou oui, il a juste exécuté les ordres, dire qu'il n'a pas dit non, lui enlève l'héroisme qu'il n'a jamais prétendu avoir, mais ne fait pas de lui non plus un minable (comme essayent de me faire dire plusieurs "hajer hajoura" et "houcem tarzan")


Rchid Ammar n'a pas tué mon père allah yar7mou, mon père allah yar7mou n'a rien à voir avec l'histoire de l'hélico, et je n'ai pas de problème avec aucun général ou autre.


Je ne défends pas Rchid Ammar, mais je rends à César ce qui est à César. Si on est un peuple qui adore les fantasmes, il y a un problème avec la dure réalité, Sahha lel psy.


Voila, c'est dit.


Ah un dernier point, la liberté d'expression, celle que je défendais quand "Ines anoussa", et "Sami batman" partageait "bouss el wawa", est de dire ce que tu veux sur TA page, pas sur la mienne, qui est un espace privé régi par des règles de conduite, et j'adore, vraiment j'adore, celui qui veux m'insulter sur ma page au nom de la liberté d'expression, c'est comme quelqu'un que tu laisse entrer chez toi, et il chie dans ton salon et tu dois accepter et aimer en plus!!  oui il entre en pseudo, même pas les couilles pour assumer ce qu'il dit, lui qui ferme son mur, et qui n'est même pas ami avec moi, et que je laisse commenter, moi le méchant, ennemi de la liberté d'expression.


Donc, voila, OUI, et malgré vous, je suis un acteur principal de la révolution, que ça vous plaise ou pas, vous devez vous y habituez, les premiers jours ça fera mal, aprés on s'y habitue.


OUI, je continuerais à faire ce que j'ai toujours fait, sans rien attendre en contre partie, et seul comme la plus part du temps, ce sont des valeurs que mon Papa a implanté en moi, comme on implante un arbre, les fruits, amers pour certains...






OUI, weld taher, a suffisament de courage, pour accépter d'être lynché en publique, de prendre des foudres de partout, et continuera à le faire, jusqu'à la mort.


Prochaine étape : kelmethom, le droit du martyr.


Rabi m3ana.


ah, je me la pête? oui, y'a de quoi !


Pour ceux intéressés par les détails, du pourquoi du comment de cette histoire du "non" :